Trang thông tin tổng hợp
Trang thông tin tổng hợp
  • người nổi tiếng
  • Thơ Văn Học
  • chính tả
  • Hình ảnh đẹp
người nổi tiếng Thơ Văn Học chính tả Hình ảnh đẹp
  1. Trang chủ
  2. ảnh tổng hợp
Mục Lục

Le Portique

avatar
kenvin
20:23 01/02/2026

Mục Lục

1Moi : Je sais que vous aimez beaucoup Fleur Breteau, mais dites-moi si ces « Dialogues » qui parsèment ce numéro de la revue Le Portique ont vocation à évoquer votre intérêt personnel ?

2Lui : Comme d’habitude vous dépréciez mon geste premier, que je crois innovant dans une revue telle que celle-là, de lutter contre les généralités surplombantes en concrétisant des connections de communication entre les actants parties prenantes de l’élaboration de ce numéro. Après tout il ne s’agit là que d’une modalité particulière inspirée de la fonction bien connue de « discutant » dans les colloques.

3Moi : Ne craigniez-vous pas d’être soupçonné d’arborer vos relations (lointaines ou plus proches) avec les auteurs de contributions ?

4Lui : Vous apportez de l’eau à mon moulin si vous réduisez l’activité de communiquer à la sphère de l’intime et réservez l’adresse générale à l’affirmation de vérités indiscutables. Discuter les contenus d’une contribution ou à propos de ces contenus n’a pas besoin d’intimité et n’en exhibe aucune.

5Moi : Afficher son capital de visibilité c’est tout de même caracoler dans le domaine séduisant de l’aspiration à devenir une star !

8Moi : Je comprends que vous ayez trouvé là un aliment pour votre passion pour l’objet, ce non-humain qui vous est cher, mais il s’agit, chez Fleur Breteau, des objets de plaisir !

9Lui : Vous voilà bien bégueule ! Je vous prescris la lecture de ce livre séance tenante ! L’affordance perceptible de ces objets à procurer notre plaisir vous ferait-elle peur ?

10Moi : Ôtez-moi d’un doute, vous n’aviez pas d’abord l’intention de recevoir une contribution sur les shunga, ces fameuses estampes érotiques japonaises ?

11Lui : N’assignez pas Madame Breteau à résidence, je vous prie. Lorsque je l’ai rencontrée pour la première fois, je revenais de mon premier voyage au Japon, dans l’état d’exaltation que vous savez, mais nous n’avons pas abordé la question de ces ukiyo-é particuliers. A la toute fin de mon second voyage, lors un colloque organisé à la Maison Franco-japonaise (ce bel héritage de Claudel) intitulé Pascal Quignard. La traversée des langues, de fort belles estampes érotiques ont été projetées dans une intervention de Ooike Sôtarô devant Quignard him-self.

12Moi : Est-ce que Quignard a écrit sur ce type d’estampes japonaises ?

13Lui : Vous m’en demandez trop, je ne le sais pas, mais c’était en lien avec le thème du manque tel que Quignard le développe, entre autres, dans Le sexe et l’effroi (Gallimard, 1994) que s’essayait à traduire Ooike. Lequel indiquait que l’effroi n’est pas figuré dans ces images. Il éprouvait même de la difficulté à trouver un équivalent de ce mot dans sa langue, tant il lui semblait qu’il ne renvoyait à aucun intitulé japonais. Ce à quoi Quignard répondit, impérial, qu’à cette place, le manque du manque n’en était que plus effrayant !

14Moi : Nous voilà bien éloignés de Fleur Breteau néanmoins !

15Lui : Moins que vous ne le croyez. Je me souviens des commentaires de Ooike sur ces estampes où les personnages sont toujours habillés de riches étoffes qui ne s’écartent que sur le spectacle des organes génitaux. La nudité était bien trop commune au Japon, ne serait-ce que dans les bains toujours mixtes, pour être encore piquante, alors que les étoffes ajoutent à l’érotisme en révélant au détour de leurs volutes le brulot des sexes intriqués. Et c’est sur son expérience d’ambassadrice de la mode parisienne, de négociatrice en textile et vêtement que j’ai demandé à Fleur Breteau d’écrire pour Le Portique.

17Lui : N’est-ce pas à propos des costumes de Nô ? Ce qui se comprendrait. Pour habiller ces personnages de Shité, « l’ambassadeur de l’inconnu » comme il le nomme, qui revient (pas toujours, mais de façon assez récurrente dans un grand nombre de nô) évoquer les circonstances de sa mort, ou du Waki « celui qui regarde et qui attend » (et même qui « vient pour attendre »), le surgissement sur scène du surnaturel est affaire de surface et de proportions amplifiées.

19Vous poursuivez sa réflexion en adaptant ces deux fonctions aux costumes de Nô, mais en passant nécessairement par une idéalisation, une monstration de l’invisible, qui fait basculer dans une plus grande dimension, ouvre l’humain sur le cosmique, tel que le produit exactement le masque.

21Moi : Il y a prescription. Dans la contribution de Fleur Breteau, nul costume de Nô. Il ne s’agit pas non plus des vêtements japonais mais de ceux, issus de sa création artisanale, qu’elle cherchait à diffuser. Vous avez dû être chiffonné que son évocation du Japon traite de déchéance. De son « Si j’ai jamais déchu, c’est au Japon » à un « Le Japon m’a fait tomber dans un état inférieur » il n’y a qu’un pas…

22Lui : Vous caricaturez… Ce qui est remarquable dans ce que décrit Fleur Breteau ce sont ces multiples allers-retours entre les images d’un Japon acquises depuis l’enfance et celles qui appartiennent à une réalité nippone d’aujourd’hui, entre les fantasmes japonais quant à la femme française à la mode et les propositions d’une styliste française s’évertuant à les déconstruire, entre ce goût français pour le kimono éternel qui n’équivaut pourtant pas à ce mélange de tradition et de modernité que croit décrypter un Occidental en visite au Japon et ce goût de la jeunesse japonaise pour le cosplay décrit si horriblement par Fleur Breteau qui n’y retrouve pas ces fameux paysages dont vous parliez.

23Moi : Cette déconvenue personnelle décrite en terme de déchéance atteint, elle aussi, une signification d’une plus grande dimension.

24Lui : Et si le Japon produisait toujours cet effet ? Et qu’une part de la fascination qu’il suscite est dans cet état personnel d’infériorité que l’on finit toujours par y ressentir.

25Moi : Est-ce là la naissance d’une nouvelle idée reçue ? Vous faites votre André Gide qui disait vers la fin de son Saül : « Avec quoi l’homme se consolerait-il d’une déchéance ? sinon avec ce qui l’a déchu ».

0 Thích
Chia sẻ
  • Chia sẻ Facebook
  • Chia sẻ Twitter
  • Chia sẻ Zalo
  • Chia sẻ Pinterest
In
  • Điều khoản sử dụng
  • Chính sách bảo mật
  • Cookies
  • RSS
  • Điều khoản sử dụng
  • Chính sách bảo mật
  • Cookies
  • RSS

MCBS

MCBS cung cấp kiến thức dinh dưỡng, bài tập tăng chiều cao, phát triển trí tuệ cho trẻ. Giải pháp khoa học giúp trẻ cao lớn khỏe mạnh.

© 2026 - CLTM

Kết nối với CLTM

Trang thông tin tổng hợp
  • Trang chủ
  • người nổi tiếng
  • Thơ Văn Học
  • chính tả
  • Hình ảnh đẹp
Đăng ký / Đăng nhập
Quên mật khẩu?
Chưa có tài khoản? Đăng ký